Se nourrir de l’étude des pédagogies alternatives

Il est évident que la manière de pratiquer la médiation culturelle est propre à chacun.

En effet, chacun, par ce qu’il est, par ce qu’il a vécu, par ses origines socio-culturelles, par ses sensibilités singulières, par ce qu’il va voir, par ce qui l’intéresse etc., va amener une médiation différente. Nous amenons chacun notre part d’insolite par ce qui nous nourrit, par ce à quoi nous sommes sensibles.

Je porte un grand intérêt aux pédagogies alternatives et je pense que cet intérêt apporte autre chose à ma vision de la médiation culturelle. Je m’intéresse au « jeune public » par le biais de l’éducation, de la condition et de l’émancipation de l’enfant. Je suis préoccupée par la remise en cause de l’école traditionnelle et je m’attache à réfléchir, discuter autour de cette question. J’ai le souvenir de m’être profondément ennuyée en maternelle, d’avoir vécu un léger mal-être en primaire, de m’être encore ennuyée au collège, de m’être senti enfin à l’aise dans une classe de seconde privée, puis d’avoir gentiment attendu que le lycée public (première et terminale) se termine, d’avoir vécu toutes les émotions possibles aux beaux-arts et aujourd’hui de traîner les pieds dans les couloirs de l’université. Mes différentes lectures sur les pédagogies « alternatives » me font aujourd’hui comprendre pourquoi.

Depuis le début du collège, j’ai voulu être prof, successivement de français, d’anglais, d’arts plastiques. La passion pour la transmission et la pédagogie ne m’a jamais quittée, je suis entrée aux beaux-arts afin de devenir professeur d’arts plastiques. Mais l’éventualité de faire un Master enseignement et d’entrer dans la grande entité de l’Education Nationale m’a franchement freinée. En 3ème année j’ai découvert le métier de médiateur culturel. Révélation. Un métier dans lequel je peux transmettre tout ce qui touche à l’artistique sans les contraintes de ce haut Ministère ? Je fonce.

Je m’attache donc à me nourrir de ces réflexions pour les ré-injecter dans ma pratique de la médiation culturelle. Et si dans la médiation culturelle on pouvait aussi remettre en cause certaines méthodes ? Pourquoi devrais-je mener cet atelier comme ça et non pas comme ceci ? Comment je prends en compte l’envie et le besoin de cet enfant ? Comment je remets en question mon intervention en plein milieu juste par l’interrogation pertinente d’un participant ?

Nous avons besoin de bien connaître notre public et être à son écoute afin d’être cohérent dans notre pratique.

618EjKz55ZLMes lectures
> Chroniques d’une école du troisième type, de Bernard Collot
Dans cet ouvrage, j’ai été prise au coeur à la lecture des parties sur les paradigmes et sur l’espace. Parler de « changer de paradigme », comme jeter un pavé dans la mare. Changer de paradigme ? C’est-à-dire penser à une révolution conceptuelle, un renouvellement global des connaissances fondamentales, de ce qui fonde la société.
Bernard Collot, né en 1940, est un pédagogue français qui a développé et théorisé une autre approche de l’école et de l’acte éducatif sous le nom « une école du 3ème type ». En savoir plus sur Bernard Collot : sur son blog qu’il tient régulièrement à jour, et sur wikipedia.

> Les étapes de l’éducation, L’enfant et De l’enfant à l’adolescent, de Maria Montessori

> Montessori, par où commencer ? Un parfait article du site alternative-montessori

> Et aussi des lectures autour des pédagogies Freinet, Decroly, Steiner…
Est-ce utile de vous dire que Philippe Quesne et Matthieu Kassovitz sont passés par l’école Decroly ? (source)
Et qu’une multitude de personnes influentes ont été des élèves Montessori ? Anne Franck, les fondateurs de Google, le créateur des Sims, le fondateur de Wikipedia, Joshua Bell,…

« La pédagogie Freinet s’intéresse à l’enfant avant tout.
Encadré, encouragé, mis en confiance, motivé par des activités intéressantes et créatives,
il peut se développer et apprendre à son rythme
. Pas de stress, mais l’envie de progresser.
Pas de compétition mais une émulation et une collaboration enrichissantes.
Pas de notes, mais de véritables dialogues d’évaluations.
Pas de devoirs à la maison parce que le travail se fait à l’école
et qu’à la maison, on joue et on se détend en famille.
Pas de punitions mais des conseils, des exemples, du dialogue… et le jugement de ses pairs. »
[Source Ecole Vivante] Voir aussi le blog.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s